Vieillir et rester autonome. Impossible ?
- 4 août
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Dernière mise à jour : il y a 4 heures
Conférence-échange avec Hans Peter Graf, membre du Conseil de fondation FAAG
5ème rencontre dans le cadre des CAFÉS JUBILANTS
("retraite" se dit "jubilación" en espagnol)
pour craquer le code du TROISIÈME (ÂGE)
Mardi 1er septembre 2026, 18h-19h30 au
Café-Bar "La Rebelle", rue la Faucille 4, 1201 Genève
Organisé par la Plateforme aîné·es des Grottes
Flyer
Présentation power-point (10 dias)
Hand-out (les 10 dias sur 2 pages)
En savoir plus
Cette clarification conceptuelle et terminologique, basée notamment sur l'acceptation et les définitions novatrices proposées par l'OMS et d'autres nous donne une place pour agir pour notre santé en tant qu'adultes aîné·es respecté·es dans notre autonomie!
Y lire notamment:
Les mots pour le dire. En quoi et sur quoi est-il intéressant de travailler sur les mots ? Bertrand Quentin. Suivi du Lexique pratique sur la dépendance et le handicap Marie Delsalle, Bernard Ennuyer, Bertrand Quentin. Les chantiers leroymerlinsource 2009 / 2013, 26 p. --> p. 17 Autonomie ... Synthèse critique
"Le terme est souvent employé mais très peu défini et souvent confondu avec l’absence de dépendance. Sous une apparence objective et technique il recouvre en réalité un jugement moral. Dans une société qui tend de plus en plus à valoriser le dynamisme individuel et à stigmatiser les fragilités non dépassées par l’effort, l’autonomie devient une valeur-clé. L’individu devra être autonome, c’est-à-dire actif (au besoin grâce à une allocation compensant des handicaps) ou il sera rejeté. L’injonction à l’autonomie individuelle peut être un simple slogan qui amène à dédouaner les individus en pleine possession de leurs moyens à penser à la nécessaire interdépendance qui fonde une société humainement riche."
"Il faut changer de paradigme et que l'avancée en âge ne soit pas signe de dépendance, que les difficultés à prendre des décisions, les mises en danger parfois n'appellent pas obligatoirement une prise de décision par l'intermédiaire soit du secteur social, soit d'une décision de protection de type curatelle ou tutelle. […] Si nous partons d'un principe inverse qui consiste à dire que toute personne est présumée capable, mais capable quelquefois autrement, avec un peu plus de temps, dans une société qui en manque, évidemment, on tombera dans une autre logique."
Dès lors, souvent, même si officiellement déclarée privée de sa capacité de discernement, "une personne peut tout à fait comprendre si on prend le temps de lui expliquer ce qui lui arrive, qu'elle peut exprimer ses préférences, et qu'à défaut d'un consentement, elle peut exprimer des refus et l'avancée en âge n'est pas la signification d'une incapacité à décider.”
- Anne Caron-Déglise, Magistrate, avocate générale à la Cour de cassation, membre du Comité consultatif national d’éthique (CCNE)

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